Le sein : péripétie d’un organe adoré mais forcé de vivre caché

Voilé, caché ou exhibé le sein n’en fait pas toujours qu’à sa tête. Objet de désir ou de fantasmes inavoués, simple organe servant à allaiter notre progéniture ou véritable symbole de féminité, le sein, à travers les époques, a su se créer son petit bout de chemin. Si de nos jours, une simple augmentation mammaire permet d’obtenir les seins que l’on veut, ce ne fut pas toujours le cas.

Hormis quelques autres différences notables, le sein est l’une des grandes différences anatomiques entre hommes et femmes. Depuis que l’homme est homme, le sein est le symbole incontestable de la distinction masculin/féminin.

Malgré la présence de glandes mammaires, les hommes n’ont jamais vu leur poitrine se gonfler et fantasment sur le moindre petit sein montrant le bout du téton. De nombreuses études l’ont prouvé : les hommes sont les seuls mâles du règne animal à s’intéresser sexuellement à la poitrine des femelles. Dieu merci : pas tous !

Dans de nombreuses cultures traditionnelles, l’observation scientifique a permis aux hommes de comparer les seins des femmes et leur équivalent chez les animaux pour conclure que les « mamelles » servent à produire du lait et à allaiter. Il n y a donc pour eux aucun attrait sexuel ni aucun intérêt pour la poitrine des femmes.

le sein, symbole inconditionnel de la distinction Femme/Homme

Dans certaines régions tribales d’Afrique et dans d’autres régions du monde, les femmes se promenant seins nus ne suscitent aucun intérêt de la part des Hommes. En Micronésie et en Polynésie, dans le Pacifique,  les populations locales « sont complètement sidérés par l’intérêt que portent les Américains et les Européens aux seins des femmes. Les Polynésiens considèrent que cet organe ne peut intéresser qu’un bébé affamé »

Dans nos civilisations, seins et poitrines sont associés depuis toujours à féminité, fertilité et allaitement mais leur rapport avec la sphère publique ou le regard de la société a toujours évolué.

En effet, il ne fut pas rare de voir, certaines femmes, au XIX ème siècle, refuser l’allaitement car l’action paraissait trop brutale et en totale contradiction avec une époque où la mondanité prévalait. L’allaitement était donc réservé, pour ceux qui en avaient les moyens, à une nourrice recrutée à cet effet.

Sans pour autant revenir sur le rapport qu’entretien l’espèce humaine avec les seins depuis des millénaires, il est bon de noté que les seins sont de tout type et de toutes les formes. Les préférences et les critères de beauté dépendent de l’époque, de la mode et de la culture en vigueur. Si au début du XIX ème siècle les petits seins sont à l’honneur, d’autres critères feront leur apparition et influenceront notablement les formes et les gabarits. Le perfectionnement esthétique, en vogue à la fin des années 90, incite les femmes à faire appel à la chirurgie esthétique en procédant à des augmentations mammaires pour obtenir des résultats « gonflés ».